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Nos interventions lors de la session du Conseil départemental de janvier 2026

Photo de Christine Tellier et Hugues Railbourg pendant la Session

I/ Introduction

 

Monsieur le président, chers collègues,



A l’aune de ce rapport d’orientation budgétaire que vous nous présentez, je souhaite poser une question concernant votre stratégie.


Vous avez entamé une politique d’insertion des bénéficiaires du RSA rénové avec la promesse d’une plus grande efficacité parce que doté d’un accompagnement renforcé. Et vous nous avez fait part d’une première évaluation encourageante avant un déploiement sur tout le territoire Cela impliquait notamment la baisse du nombre de dossier par agent, et forcément le soutien des acteurs spécialisés dans l’insertion. Or finalement, pour 2026, non seulement il semble que la diminution très importante des effectifs que vous prévoyez impacte les agents du département liés au RSA, majoré par le fait que les conventionnements avec les CCAS viennent augmenter le nombre de personnes à accueillir voir à prendre en charge, quand bien même vous en renvoyez un maximum vers France travail. Et sujet encore plus sombre, après les diminutions de 2025, vous effectuez de nouvelles coupes sur les financements pour toutes les structures d’insertion.


Ces structures d’accompagnement et d’insertion par l’économique représentent aujourd’hui 900 salariés à l’année et 600 BRSA accompagnés. Pour 35 millions injectés dans l’économie sociale et solidaire. Supprimer des aides va augmenter le nombre de BRSA et donc coûter plus cher à court et moyen terme.


Les associations concernées sont les victimes de vos choix politiques, et vont mourir comme déjà Amidon 45, les Compagnons Bâtisseurs, le Lieu Multiple et bien d’autres sont déjà en danger. Sans parler du coût humain…


Monsieur le Président, votre intention serait-elle de préparer un retour de cette compétence pour les BRSA à l’État ? Ce qui serait sans doute une bonne chose pour tous ces acteurs aussi mal traités sur le fond et parfois sur la forme, confère le courrier reçu dans la dernière quinzaine de décembre pour une application au 1er janvier.


Et dans ce cas, est-ce ce que ces coupes sombres avant la rétrocession auraient pour objectif de faire baisser l’enveloppe à rétrocéder à l’État la plus basse possible ? Si cela a pour conséquence de sacrifier des acteurs indispensables dans le domaine de l’accompagnement et de l’insertion sans autre forme de procès, ce serait d’un cynisme stupéfiant.


Est-ce bien là le cœur du département ? Si oui il est sec, décevant, voire répréhensible.


Me confirmez-vous cette intention de recentralisation du RSA, Monsieur le Président ?

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